logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

19/06/2010

Promenade dans le Perche

La Commanderie d'Arville

 

P1010758.JPGÀ l’exception de l’église bâtie au XIIe siècle, les bâtiments d’Arville ne datent pas de l'époque des Templiers, mais de la période durant laquelle la Commanderie relevait des Chevaliers de Malte. Vendus comme bien national à la Révolution, ils ont été conservés dans leur intégralité ; seul fut détruit le logis du Commandeur et des Chevaliers, situé à l’emplacement du presbytère actuel.
Il est difficile de dater ces bâtiments avec certitude car ils ont subi des remaniements au cours des siècles. Les plus anciens paraissent être les deux tours encadrant le porche d’entrée qui peuvent remonter au XVe ou au début du XVIe siècle, le porche lui-même étant sans doute d’origine. L’ensemble des constructions entoure une vaste cour irrégulière.

 

La porte d'entrée

P1010785.JPG

Le porche, avec ses deux tours de largeur inégale et leurs toits en lanternon, représente le bâtiment le plus caractéristique de la Commanderie.
Si la présence d’un fossé et d’un pont-levis devant l’entrée est attestée au XVIIe siècle, on peut s’interroger sur le rôle défensif des tours, puisqu’elles ne présentent qu’une ouverture pour le tir.
Par contre, elles témoignent d’une utilisation remarquable des matériaux locaux : reposant sur une assise de grison, matériau très résistant, le corps est constitué de briques horizontales, réticulées ou même en échiquier. Les bardeaux (tuiles de bois) utilisés pour la couverture rappellent l’abondance du bois dans la région, mais ce mode de couverture, fréquent en montagne, reste rare dans le Perche.

 

 

 

 

 

L'église

P1010752.JPG

L’église est le bâtiment le plus ancien de la Commanderie. Remontant au XIIe siècle, elle est probablement contemporaine de sa fondation.
C’est un édifice très simple, comportant une nef sans bas-côtés terminée par un chœur semi-circulaire et couverte d’une charpente et d’un lambris plus récents. L’éclairage du chœur et de la nef est assuré par des fenêtres étroites, en plein cintre, percées au sommet des murs.
La sobriété de la construction, jointe à des proportions harmonieuses, lui confère une austérité qui ne manque pas de grandeur.

 

 

 

 

La grange dîmière

 

grange.jpg


Ce bâtiment est un remarquable ouvrage de charpenterie. La maçonnerie n’étant employée que pour les murs extérieurs, tout l’espace intérieur est déterminé par la charpente, qui permet de conserver un volume libre très important pour entreposer les denrées agricoles, bien au-delà des besoins de la communauté vivant à Arville. Ceci met en évidence le rôle d’exploitation agricole de bien des commanderies comme Arville, destinées à fournir les subsistances et les subsides nécessaires aux maisons templières installées en Terre Sainte.

 

Le pigeonnier

Arville013.jpg

P1010773.JPG

Au-delà de son rôle économique par rapport à l’exploitation agricole liée à la Commanderie (apport de nourriture et fourniture d’engrais), il faut rappeler que la possibilité d’avoir un pigeonnier était au Moyen âge réservée aux seigneurs détenteurs du droit de haute justice, donc de la peine de mort pour punir les crimes de sang, ce qui était le cas du commandeur d’Arville.

Ce pigeonnier datant probablement du XVIe siècle, d'un diamètre intérieur supérieur à 8 m, abrite 2000 “trous de boulins” qui logeaient les pigeons.

La Boulangerie

Ce petit bâtiment situé à proximité du portail ouvrant sur la campagne est un four à pain précédé d’une petite pièce permettant de préparer et de conserver la pâte avant la cuisson et les pièces cuites. Il en existe un autre dans la tour proche de l’église.
Il faut rappeler l’importance du pain dans l’alimentation jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, particulièrement dans les établissements monastiques, comme l’indique la règle templière donnée par Saint Bernard de Clairvaux en 1118, sans exclure totalement la consommation de viande.

 

Les bâtiments agricoles

Un POULAILLER et une PORCHERIE ont probablement existé, la règle de l'ordre permettant aux Templiers, qui sont en premier lieu des combattants, de consommer de la viande. Les Templiers d’Arville ont reçu en 1205 de Geoffroy de Mondoubleau l’autorisation de tenir une halle pour y vendre et acheter toutes les provisions de bouche, à l’exception des grains, chevaux, bœufs, porcs, brebis, etc. On peut y voir une preuve indirecte de l’existence de troupeaux de ces animaux.

ECURIES: une petite pour 8 à 10 chevaux et une grande écurie à tenir 50 chevaux. Ajourd'hui c'est le musée des Ordres de chevalerie

 

Le logis du Commandeur

Entre l’église et les bâtiments utilitaires devait se trouver le logis proprement dit des Templiers et de leur entourage. Il fut démoli au début du XIXe siècle pour faire place à l’actuel presbytère. Le premier cadastre en fournit le plan en U, et une gravure du début du XIXe siècle montre la façade ouest, très simple. Quelques vestiges subsistent dans les fondations du presbytère.

L'enceinte

La présence de deux portes – dont l’une fortifiée avec pont-levis – fait présumer l’existence d’une enceinte englobant l’ensemble du domaine, y compris l’église, flanquée d’ailleurs d’une petite tour.
Il ne s’agit manifestement pas d’une fortification de caractère militaire, mais plutôt d’une clôture assurant la sécurité quotidienne en des temps d’insécurité permanente.

A midi nous avons été déjeuner dans un corps de ferme rénové, le repas était vraiment excellent et nous avons tous félicité nos organisatrices.

P1010789.JPG

 

 

Ensuite l'après-midi nous avons visité le château de Montmirail.

 

 

Un château fort Château XVe-XVIIIe aux allures de forteresse médiévale, transformé au XVIIIe siècle par la Princesse Conti.
Lieu de rencontres entre les rois de France, d'Angleterre et Thomas Beckett en 1169. Salles d'armes souterraines
du XVe, cachots, salon, salle à manger du XVIIIe siècle, glacière, vue panoramique.
Quatre périodes de construction : 1- XIe-fin XIIe siècle, ne reste que le site de la motte féodale. 2- fin XIVe-XVe
siècle : reconstruction partielle  du château (restent les salles voûtées). 3- premier tiers XVIe siècle : construction
de la tour octogonale. 4- XVIIIe siècle aménagement des pièces de réception & réalisation des jardins et du parc.
Séjour de Thomas Becket. Demeure de la princesse de Conti.
Eléments protégés MH : façades & toitures, deux pièces du XVIIIe siècle, ornées de boiseries (salle à manger et
salon). Ensemble du bâti, avec le parc et les jardins, bâtiment de la ferme des Plantes et ensemble du bâti de la
métairie dite de la Reine Bouvière.

chateau de montmirail_g.jpg

 

 

 

P1010793.JPG

 

 

 

 

 

Nous avons eu le privilège (?) de descendre dans les cachots de la tour sur 3 niveaux. On peut se faire une idée de ces lieux bien que nous les ayons vus avec de la lumière alors que les prisonniers étaient dans le noir et avec seulement une petite bouche d'aération.

 

30/05/2010

Un été avec lui

un_ete_avec_lui_big.jpgUne comédie de Bernard SLADE

Scottie, ancienne vedette du petit écran, attend impatiemment son fils Jud qu’il n’a pas vu depuis deux ans. Scottie est un gourmand de la vie et en apprécie tous les plaisirs, ce qui est loin de plaire à son fils qui le considère comme un adolescent attardé. Les deux hommes vont se déchirer, se juger, se découvrir et finir par s’aimer. Une comédie pleine de sensibilité, d’humour et de tendresse.

Avec :
- Jérôme ANGER
- Axelle ABBADIE

Mise en scène :
- Stéphane HILLEL  Décor : - Nicolas SIRE

La mise en scène est originale, d'abord en premier plan, 3 grandes photos de Jérome Anger qui se lèvent quand le rideau dévoile la scène. puis dès l'entrée l'apparition sur le devant de la scène, un personnage (son meilleur ami) nous invite à un anniversaire comme si nous étions les amis de Scottie. Ce qui se reproduira avant chaque acte, successivement, le médecin de Scottie, un ancienne relation etc.

Jérome Anger en fait des tonnes, bien loin de son personnage du Docteur Sylvestre de la série télévisée et la relation avec son fils qui en est l'opposé est amusante et touchante.

Bref une bonne pièce, une bonne comédie.

08:31 Publié dans Théätre | Lien permanent | Commentaires (2)

11/04/2010

Visites : les 2 Arches



Ce jeudi nous sommes allés visiter l'Arc de Triomphe et la Grande Arche de la Défense.

P1010690.JPG

Place Charles-de-Gaulle communément appelée l'Etoile se dresse le majestueux et imposant Arc de Triomphe, édifié à la gloire des armées napoléoniennes et à ses épopées.
Napoléon lance sa construction par un décret du 18 avril 1806 mais il s'éteint avant d'avoir vu le monument réalisé. Les honneurs reviennent au roi Louis-Philippe qui l'inaugure en 1836. Les cendres de Napoléon y seront déposées, quatre ans plus tard, avant d'être transférées aux Invalides.

L'Arc de Triomphe a également été le théâtre d'événements historiques marquants. Ainsi, Victor Hugo, qui traita cet édifice de morceau de pierre sur un monceau de gloire, a eu droit à des obsèques nationales. Sous la voûte de l'Arc de Triomphe se trouve, depuis le 11 novembre 1920, la dépouille du soldat inconnu et la flamme éternelle commémorant les morts des deux guerres mondiales. Avant de descendre triomphalement les Champs-Elysées, le Général-de-Gaulle est venu s'incliner, au lendemain de la Libération, sur sa tombe.

Ce monument a été également le témoin d'actes comiques : de l'individu, qui un jour, a fait frire ses œufs au-dessus de la flamme sacrée en passant par l'aviateur Charles Godeffroy volant sous l'Arc de Triomphe avec un aéroplane en 1919.

Du haut de ses 49,54 m, il offre aux visiteurs une magnifique vue panoramique sur Paris, notamment la perspective qu'elle offre d'une part vers le Louvre, et de l'autre vers la Défense. Un petit musée se cache également à l'intérieur de ce monument.

Ensuite nous somme allés en Métro vers la Défense et nous avons pris les ascenseurs pour nous rendre sur le toît de cette arche imposante. Nous y avons excellement bien déjeuné.

Ensuite nous avons admiré le panorama bien venté et un peu nuageux sur Paris.

 

 

P1010705.JPG

Johann Otto von Spreckelsen et Erik Reitzel conçoivent l'Arche de la Défense comme une version du XXe siècle de l'Arc de triomphe de l'Étoile : un monument consacré à l'humanité et aux idéaux humanitaires plutôt qu'aux victoires militaires.

L'Arche est un cube évidé en son centre de 112 m de long, 106,9 m de large, pour une hauteur de 110,9 m. C'est une projection en trois dimensions d'un hyper cube dont le vide intérieur permettrait d'abriter Notre Dame de Paris.

Johann Otto von Spreckelsen et Erik Reitzel utilisent des matériaux de grandes qualités pour l'œuvre : béton précontraint à base de fumée de silice, alliant solidité et flexibilité (une densité de 350 kg au m³ contre 120 kg au m³ pour un pont normal), 2,5 ha de verre antireflets, 3,5 ha du même type de marbre que celui utilisé par Michel-Ange pour ses œuvres : le marbre de Carrare. Chaque plaque coûta le prix d'une petite voiture.

Sur ses faces extérieures, l'Arche est recouverte de plaques de verre de 5 cm d'épaisseur, traitées spécialement pour empêcher toute déformation optique et résister à des vents de forte puissance. Les autres parements sont recouverts de plaques de marbre blanc de Carrare et de granite gris. Elle est montée sur 12 piliers qui s'enfoncent à 30 mètres dans le sol et qui sont posés sur des vérins hydrauliques (Savoisienne) afin de permettre au sous-sol fragile de supporter sa masse de 300 000 tonnes.

Le monument possède une mégastructure conçue de telle sorte que les forces soient exercées dans toutes les directions: tel un dé, la Grande Arche pourrait reposer sur n'importe quelle face. Chaque face horizontale du cube est composée de quatre fois quatre traverses de béton de 75 mètres de long.

Le toit de la Grande Arche pèse 30 000 tonnes et contient un centre de congrès et d'exposition, un musée de l'informatique, un restaurant ainsi qu'un belvédère offrant une vue panoramique sur tout le quartier de la Défense, et l'ouest de Paris. Ces aménagements sont ouverts au public et accessibles par une batterie d'ascenseurs panoramiques presque entièrement vitrées et situées dans le creux de l'Arche.

La Grande Arche n'est pas exactement dans l'Axe historique de Paris, avec lequel elle fait un angle de 6,33°. La raison est double :

  • d'un point de vue technique d'abord : Erik Reitzel a pu installer les fondations de la structure de l'Arche afin de respecter l'autoroute et les lignes ferroviaires existantes, ainsi que le projet de prolongement de la ligne 1 du métro de Paris,
  • d'autre part d'un point de vue symbolique : Johann Otto von Spreckelsen a en effet souhaité décaler la Grande Arche de 6° 33 afin de mettre en valeur le volume du cube et recréer le décalage existant déjà entre la Cour Carrée du Louvre et la place de la Concorde.

Nous avons appris que :

450px-La_Defense_dsc07195.jpg

Le nom du quartier vient de la statue nommée La Défense de Paris et érigée à la gloire des soldats ayant défendu la ville durant la guerre franco-allemande de 1870. Cette sculpture de Louis-Ernest Barrias en bronze, inaugurée en 1883 sur ce qui était le rond-point de Courbevoie, est toujours visible aujourd'hui à son emplacement initial, bien que le rond-point où elle était implantée ait disparu.

 

15/03/2010

La Servante amoureuse

Le Théâtre de Goldoni

Ce dimanche 14 mars nous sommes allés, grâce à M. Hubert Marcon au Théâtre Herbertot, assister à un petit bijou de pièce de Goldoni : "La Serva amorosa".

 

serva001.jpgLe sujet: Le vieil Ottavio, riche à craquer mais au bord de la tombe, a épousé en secondes noces Béatrice, une intrigante de première catégorie, bien plus jeune mais veuve comme lui. Celle-ci a mis à la porte l'aimable Florindo, fils du premier lit d'Ottavio, car, tout naturellement, elle désire accaparer tout l'héritage pour elle et son imbécile de fils chéri. Même les conseils du brave Pantalon n'arrivent pas à raisonner Ottavio. Mais Coraline, une simple servante, a quitté la maison d'Ottavio pour suivre Florindo dans son malheur et décide de rétablir le jeune homme dans ses droits.
De Carlo Goldoni Mise en scène de Christophe Lidon
Avec Claire Nadeau, Benjamin Boyer, Guilhem Pellegrin, Manuel Durand, Thierry Monfray, Clémentine Célarié, Pierre Zaoui, Denis Berner, Robert Hirsch, Emilie Chesnais

Naturellement nous sommes restés sous le charme de cette pièce pleine de fraicheur avec l'immense Robert Hirsch qui joue toutes les facettes du vieillard un peu sénile et sous la coupe de sa jeune femme mais qui va s'apercevoir qu'il est manipulé grâce à une Clémentine Célarié très efficace. Elle a joué de tous ses talents tout au long de la pièce. En tous cas la pièce a été appréciée par tout le groupe, je crois que nous avions bien choisi, on recommencera.

 

17:01 Publié dans Théätre | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique