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15/11/2007

une journée avec Joséphine

Hier, nous sommes allés visiter au Château de la Malmaison une exposition de : "Indispensables nécessaires"
Le nécessaire dont la définition est : "Petite boîte divisée par compartiments, pour renfermer différentes choses nécessaires ou commodes en voyage" est un ensemble complexe dont la fabrication était l'oeuvre d'un marchand spécialisé, le tabletier.
Ce coffret d'ébénisterie dans lequel chaque ustensile possède sa propre place, contient des objets d'orfèvrerie, de porcelaine, de cristal, tous réunis par un ou des usages précis et porte souvent le signe distinctif de son propriétaire.
Leur perfectionnement et leur vogue spectaculaire au début du XIXème doivent beaucoup à Biennais, fameux orfèvre de Napoléon Ier dont l'exposition présentera de magnifiques exemples.

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La conférencière qui remplaçait le conférencier attitré pour l'exposition "Indispensables nécessaires" nous a proposé de nous faire visiter tous les étages avant d'aller voir les "nécessaires".

 

 
 
 
 
 
 

Sitôt la propriété achetée, Percier et Fontaine proposent à Joséphine un projet de reconstruction dont le coût effraie Bonaparte. Alors, les deux architectes se résignent à "rapetasser" le vieux château. Devant l'ampleur des travaux d'aménagements intérieurs, les murs menacent de se déverser et ils doivent les contrebuter par de massifs contreforts qu'ils agrémentent de statues prises dans les jardins de Marly. En 1801 ils ajoutent un pavillon en forme de tente, destiné à tenir les domestiques, mais dont Bonaparte trouve qu'il ressemble à une loge pour montrer les ours à la foire.

 

 

 Nous avons visité les appartements de Joséphine :
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Chambre de l'Impératrice

 

 Installé en 1800 dans la partie nord du château, l'appartement que le couple consulaire partagea pendant plusieurs années resta à l'usage exclusif de Joséphine après 1803. On y accède par une antichambre très simplement meublée où se tenaient habituellement les valets de pied, puis on entre dans la chambre de l'Impératrice, somptueusement réaménagée en 1812 en forme d'une tente à seize pans agrémentée de nombreux miroirs afin de la rendre plus claire. Le décor mural et le mobilier ont été rétablis par Napoléon III en 1865 et le lit en bois doré a retrouvé sa place d'origine. A la suite de cette pièce se trouve la chambre à coucher ordinaire, plus lumineuse et ensoleillée, où Joséphine s'installait volontiers pour lire ses livres de botanique ou écrire sa correspondance. Dans les placards étaient conservés ses nombreux bijoux et ses parures de pierres précieuses.
Le cabinet de toilette où elle s'apprêtait longuement le matin précède le boudoir, pièce octogonale drapée de mousseline qui pouvait servir de petite salle à manger et où l'Impératrice se tenait volontiers car le plafond bas permettait de la chauffer facilement.

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Le Salon doré
Le salon de compagnie, déjà à cet emplacement à la fin du XVIIe siècle, a reçu deux décors différents, l’un en 1800 et l’autre en 1810-1811. Il ne subsiste du premier état que les deux grands tableaux sur le thème d’Ossian, les six fauteuils ornés de têtes égyptiennes et la cheminée de marbre blanc offerte par le pape Pie VII en 1802. Souhaitant un salon plus conforme à ses goûts, Joséphine s’est adressée à son architecte Berthault qui a conçu un élégant décor blanc et or réalisé par l’atelier Dubois-Redouté dans lequel s’insèrent six médaillons peints représentant l’histoire de Daphnis et Chloé.

 
 


François Gérard
Portrait de Joséphine impératrice

 Nous avons pu admirer plusieurs portraits de Joséphine qui a toujours la bouche fermée (elle n'avait pas de jolies dents...)

05/11/2007

PLAISIR

L'histoire d'une ville à la campagne

Plaisir est un très vieux village qui fût certainement habité dès les temps préhistoriques mais il faut remonter aux débuts de notre ère pour y détecter les premières traces d’une présence humaine, à La Boissière.

Depuis son origine, le nom de la commune est synonyme de bien-être.
Issue du latin placere, qui signifie plaire, la douce appellation de notre ville fut sans nul doute choisie en référence à l’aspect plaisant du lieu. Niché au creux d’une cuvette, à la jonction de deux ruisseaux, le ru Maldroit et le ru Sainte-Apolline, et protégé par la forêt, ce village offrait « une situation vitale et sécurisante, naturellement propice à l’installation », comme l’écrit l’historien Henri Vigot, dans son ouvrage Plaisir, des Carnutes aux Franciliens. Le prieuré, autour duquel fut bâti le village, daterait du VIIIe siècle. Une inscription latine au-dessus d’une grille en face de la mairie-annexe nous renseigne en indiquant : « Hic fuit benedictorum Prioratus » (ici, il y eut un prieuré de bénédictins). En 1894-1895, le propriétaire des lieux rase la plupart des anciens bâtiments et y fait construire la maison bourgeoise qui abrite l’hôtel de Ville depuis 1971.

À l’époque féodale, Plaisir faisait partie de la seigneurie du bourg voisin, Neauphle-le-Château. Cette baronnie, longtemps rattachée au duché de Bretagne, passa à la couronne de France sous François 1er. En 1537, il disposa du fief de Neauphle-le-Château-Plaisir en faveur de sa maîtresse, Anne de Pisseleu. Le dernier seigneur de Plaisir fut Louis-Hercule Timoléon de Cossé Brissac, commandant de la garde de Louis XVI.
Notre patrimoine bâti témoigne encore de ce passé riche. Élevée au XIIIe siècle, l’église Saint-Pierre avec ses deux autels devint le centre de la vie paroissiale rurale ;

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Dès 1415, sur l’acte de vente des biens de la Châtelaine de Neauphle au Duc de Bretagne, il est fait état d’un fief comprenant une demeure et appartenant à Jacques de Montmor :
«un hostel et plusieurs terrages assis à Plaisir, au lieu dit des Saussaies [plantation de saules]».
Fin XVIe, début XVIIe, l’ «hostel» se transforme en château et prend son aspect actuel, une construction caractéristique du XVIIe siècle. Il appartient alors à la famille Le Tellier qui le conservera pendant un siècle. Vers 1720, le domaine passe aux mains de la famille Goullet-de Rugy, puis, par descendance, à la famille Saint-Sauveur jusqu’à la Révolution.


Le XIXe et une grande partie du XXe siècles vont être témoins d’une succession de propriétaires très différents : notable de région, membre de professions libérales, exploitants agricoles…

En 1939, La propriété est acquise par M. Bourdel, qui entreprend la remise du parc et des bâtiments à l’état d’origine. Il fut le dernier propriétaire avant le rachat du château et de son parc par la commune en 1976. En février 1977, le domaine est ouvert au public. Des travaux de rénovation sont entrepris à partir de 1982. En 1996, le théâtre de la Grange prend le nom de Robert-Manuel, éminent Plaisirois membre de la Comédie française.
Cadre prestigieux des siècles passés, le château, les communs et le parc sont devenus un merveilleux et incontournable espace de culture et de loisirs pour les Plaisirois. La variété et la qualité des animations culturelles attirent de nombreux visiteurs qui viennent apprécier pièces de théâtre, soirées découverte et expositions. La présence de la bibliothèque et du conservatoire de musique viennent compléter la vocation de centre d’animation culturelle, de loisirs et de rencontre du château. Au cœur de la ville, prés, bois, allées ombragées et pièces d’eau du parc offrent leur décor verdoyant aux visiteurs qui trouvent là la quiétude d’un environnement protégé.

Autre monument, le château, édifié par Le Tellier, quatre siècles plus tard.

Quelques éléments d’architecture :

À l’origine, l’édifice ne comportait que la partie centrale, correspondant à la terrasse qui la précède. Son architecture et des éléments d’aménagement intérieur attestent de l’empreinte du style Louis XIII : volets à petits panneaux de chêne massif renforcés de barres de fer, quelques cheminées, escalier à deux volées et rampe en chêne massif, boiseries et alcôves. Les deux ailes basses et les bâtiments annexes à vocation agricole furent ajoutés au XVIIIe siècle.
L’ensemble est classé monument historique depuis 1961. Le parc du château est site classé depuis 1946.
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Autour de Plaisir : la forêt

À elle seule, la forêt couvre le quart des terres plaisiroises.

Elle se compose du bois de Sainte-Apolline, qui sépare Plaisir de Neauphle-le-Château, et du bois de la Cranne, qui borde la route des Deux-Plateaux, et se prolonge au-delà des frontières de la commune, jusqu’à Fontenay-le-Fleury. Entre les deux, le quartier de la Châtaigneraie et le parc arboré du château.
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11:58 Publié dans Ma ville | Lien permanent | Commentaires (7)

 
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